Gabriel, 29 ans, skateur @ Palais de Tokyo

Gabriel a deux grandes passions dans la vie : le skate et la musique. DJ, il compose et mixe dans des clubs sur Paris. Avec deux amis, ils ont crée leur propre label de musique éléctro. Un de ses rêves, ce serait de mixer au Rex, une des plus grandes scènes de la musique éléctro sur Paris «faire un live là-bas, c’est mon rêve, après être marié et avoir fait des gamins, je crois que je pourrais mourir!». Ce n’est pas un peu exagéré tout ça ? «Enfin, ce n’est pas une fin en soi mais c’est un but».

Né aux Etats-Unis, d’un père français et d’une mère américaine, Gabriel, a passé les six premières années de sa vie là-bas avant d’arriver à Paris. Ses racines américaines, il y tient, il y retourne d’ailleurs très régulièrement pour les vacances où sa mère et sa soeur sont, mais sa ville aujourd’hui, la ville où il compte faire sa vie, c’est Paris «je suis complètement parisien, je ne me vois pas vivre ailleurs qu’à Paris. C’est chantmé quand je vais à LA ou au Texas pour les vacances mais pour le reste je suis bien à paris. J’aime pas le fait de devoir prendre sa bagnole pour faire tout et n’importe quoi, la bouffe, la mentalité, non j’aime pas. La seule ville, ce serait New York ou San Francisco mais ça ce n’est pas vraiment les Etats-Unis, c’est un peu à part. Les Etats-unis, faut pas croire que ce n’est que les grandes villes genre NY, Los Angeles ou Washington, c’est aussi pleins de petites villes moisies où y a rien à foutre et où c’est un peu glauque». Ok, ça c’est dit.

Le skate, il a commencé à en faire quasiment en culotte courte mais la révélation est arrivée un peu plus tard avec en tête d’affiche le palais de Tokyo «j’en ai fait tout petit comme tout le monde, on roulait en primaire avec les copains-copines comme ça. Je me souviens la première fois que j’ai pris un magazine de skate, qui s’appelle ‘Sugar’, j’allais à une expo avec ma mère en train, sur la couverture c’était un grand skateur parisien en train de faire un slide sur la statue au palais de Tokyo, du coup je suis venu skater ici». Voilà, ça, c’était il y a 13 ans et depuis, sans y venir tous les jours, il y vient dès qu’il peut. Ce qu’il aime dans la culture skate c’est «de rouler, de sauter, de se casser la figure et quand on réussi un trix, c’est cool ! Et boire l’apéro avec des potes, fumer des clopes, boire de la bière,… c’est surtout la bonne humeur et la joie de se faire plaisir». Les filles, par contre, dans ce sport on n’en voit pas tant que ça qui pratiquent, mais qui regardent, ça, un peu plus «on a des groupies qui viennent de temps en temps, des petites jeunettes qui aiment bien voir. Quand on est jeune le skate ça plaît au collège ou au lycée, ensuite, en école de commerce, ça plaît un peu moins, et quand on a dépassé les 30 ans c’est ‘ah quoi tu fais encore du skate ?’». Bref, faut assumer le fait de faire du skate à 30 ans…

Dans ses lieux de prédilection à Paris, il y la 16ème d’abord où il vit avec sa copine – avec qui il n’est pas marié «encore» mais «c’est pas tout de suite mais c’est prévu, c’est dans le ‘pipe’, j’ai posé une option» – et qui a le grand mérite d’accueillir le palais de Tokyo, lieu rassemblant beaucoup de souvenirs d’exploits et de rencontres. Mais plus que le palais de Tokyo, Gabriel est aussi un fervent défenseur de son quartier «il y a aussi le musée d’art moderne et de la mode en face. Il y a de quoi s’éclater dans le 16ème. Il ne faut pas croire que ça reste uniquement axé sur les bourgeois et la bourgeoisie». Sinon, en dehors du 16ème, sans être exhaustif, il fréquente pas mal la rue de Montmartre à côté d’Etienne Marcel où il a son «petit QG», un bar qui s’appelle «Le Café Noir», le quartier Montorgueil et le Marais où il a pas mal de ses «potes» qui vivent là-bas. On peut aussi le croiser au «Rouge» à Pigalle où il joue beaucoup.

Ce qu’il aime moins à Paris, c’est prendre le métro «je trouve qu’il est sale et que les gens font la gueule et ça pue». Pour y remédier, il a trouvé la solution : se déplacer en scoot. Et pour la planche alors ? Pas de problème pour Gabriel «je la cale devant ou sur mes fesses». J’aurais bien aimé voir ça !

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