Brigitte, 43 ans, Tatoueuse à Châtelet

Brigitte habite Boulogne et travaille en tant que tatoueuse à Châtelet depuis 3 ans environ, c’est une mère de famille de 4 enfants de 19, 18, 15 et la petite dernière 4 ans qui est «la cerise sur le gâteau». Avant, Brigitte était esthéticienne à la Réunion où elle a toujours vécu, c’est en arrivant à Paris suite à son divorce qu’elle a trouvé ce travail de tatoueuse «j’ai toujours eu des tatouages, le premier c’était à 16 ans alors que j’ai été élevé dans une famille bien catholique donc c’était un peu choquant, j’étais le vilain petit canard noir de la famille. Avec les aléas de la vie, divorcée avec mes 4 enfants, j’ai du trouver du boulot. Ici, on m’a formée pour les tatouages et piercings et ça a été une révélation pour moi. La vie a fait les choses au bon moment»

En fait, Brigitte était cliente du salon où elle travaille aujourd’hui, à force de venir régulièrement, elle a sympathisé avec la tatoueuse, elle lui a parlé de son goût pour les tatouages et du fait qu’elle aimerait apprendre. Un jour, la tatoueuse du salon lui a dit «écoute on a un poste vacant, est ce que tu veux essayer?» et c’est comme ça que tout a commencé «elle m’a donnée ma chance».

Paris pour elle, c’est surtout une nouvelle page qui s’est écrite avec ses enfants. Repartie de zéro, ça a été un changement de vie radical : un nouvel homme, un nouvel enfant, un nouveau boulot «ça n’a pas été simple, il y a eu des hauts et des bas mais voilà »

Aujourd’hui, elle se sent parfaitement intégrée à la vie parisienne «depuis que je suis à Boulogne, je me suis mise dans le mouvement, je ne dénote pas, et quand je suis à châtelet, je suis vraiment dans mon élément».

Elle adore cette ville pour son côté multiculturel «on peut se sentir partout à Paris, en Chine comme en Afrique, chacun à sa place». Mais aussi pour l’anonymat qu’on y trouve «on peut changer d’identité à Paris, personne n’en saura rien». Sans oublier la mode, dont les tendances se créent et se découvrent, pour elle, principalement à Châtelet «c’est la mode sauvage chez nous, c’est de là où ça part, c’est là où les créateurs viennent s’inspirer, ils viennent pomper les idées incognito».

Elle admet que c’est parfois difficile de concilier vie de famille et vie professionnelle, surtout lorsqu’elle compare à la vie qu’elle avait à la Réunion. Un peu trop de tout : travail, transport, mal-bouffe,… et pas assez de choses simples : la vie familiale, la nourriture saine, la nature. Paris ne sera qu’une ville étape dans sa vie, elle a déjà prévu de partir d’ici un an ou deux s’installer en Bretagne avec «ses loulous» pour retrouver un peu plus d’authenticité près de la mer «Les transports et tout, ça n’a rien à voir avec la réunion, on ne vit pas comme ça là-bas, c’est le seul truc. A paris c’est une société de consommation. C’est toujours très tendance, on a envie de plein de choses, on est entouré que de ça. Du coup, on a perdu cette vraie vie qu’on peut retrouver à la Réunion ou dans les campagnes. C’est très dur pour les enfants du coup, pour leur équilibre. On prend le temps de vivre là-bas, ici, c’est surtout business»

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